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COUPS DE COEUR MUSIQUE PRINTEMPS 2017

 

 

 


Jazz et musiques du monde

 

 

Dawda JOBARTEH. - Transitional times


Chanteur et joueur de kora, Dawda Jobarteh lie la tradition au jazz avec subtilité et grâce.

 

Le titre de l’album « Transitional Times » est un hommage à « Transition » de John Coltrane repris ici à la kora et aux percussions avec la liberté et le sens de l’improvisation du jazz. Originaire de Gambie, descendant d’une lignée illustre de joueurs de kora, Dawda Jobarteh prend son héritage griot très au sérieux, mais sa vision du monde est moderne et ouverte d’esprit. Ses chansons parlent des diamants, de conflit ou des problèmes de frontières et de l’immigration mais aussi des sujets plus personnels.

 

 

Roberto FONSECA. - Abuc


Contradanza, mambo, cha-cha-cha, danzon, boléro... un album qui passe en revue la musique cubaine des origines à nos jours.

 

Un huitième album débordant de rythmes irrésistibles et de cuivres porteurs d'une énergie contagieuse, "Abuc" est un véritable kaléidoscope stylistique à travers lequel Roberto Fonseca raconte une histoire d'une grande richesse : celle de la musique cubaine des origines à aujourd'hui.

 

 

Lê Nguyên, guitare et Ngô Hong, chant et mus. - Hà Noi Duo


Les inspirations de l’album plongent autant dans le jazz que dans la musique vietnamienne, le blues, les musiques africaines et  l’Inde.

 

Nguyên Lê et Ngô Hong Quang s’immergent dans les racines de la musique vietnamienne. Ngô Hong Quang chante et s’exprime sur de nombreux instruments traditionnels vietnamiens. Entourés du trompettiste sarde Paolo Fresu, de la Japonaise Mieko Miyazaki au koto, d’Alex Tran au cajon et du percussionniste indien Prabhu Edouard, les deux musiciens explorent la tradition vietnamienne qui en ressort modernisée... (latins-de-jazz.com).

 

 

FLEURS NOIRES. - A contrafuego : tango contemporain


Un tango contemporain qui se démarque du tango traditionnel ou électro.

 

Fleurs Noires est un orchestre composé de dix musiciennes argentines et françaises (4 violons, 1 piano, 1 violoncelle, 1 contrebasse, 3 bandonéons et une chanteuse). Les compositions originales créées spécialement pour l'orchestre par la pianiste de l'ensemble, Andrea Marsili, prennent l'essence du tango pour la transformer en un langage actuel, avec une touche résolument moderne.
 

 

 

Chanson française... nouvelles voix féminines

 

FISHBACH. - A ta merci


Une des révélations de ce début d'année 2017 !


Sur ce premier album elle surprend et très vite fascine avec sa voix sans âge tour à tour intimiste, vacillante puis puissante et grave. Empruntant un chemin au milieu des ombres et lumières, mais aussi entre sonorités 80’s et post-modernes, « À ta merci » est un disque notamment beau par son indépendance... un jouissif mélange de new-wave, d’électro et de pop rétrofuturiste sublimé par la voix déroutante de Fishbach… (indiemusic.fr).

 

CLIO. - Clio


Des titres, empreints de mélancolie, une écriture très visuelle et un goût prononcé pour les décors parisiens et  le cinéma d'auteur.

 

Elle semble tout droit sortie d'un film de Rohmer, auquel elle emprunte la fraîcheur et la délicatesse littéraire. Un premier album plein de charme. Vous ne le saviez pas ? Vincent Delerm et Alex Beaupain ont une fille... la petite se prénomme Clio... Beaupain cite Pialat, Delerm vénère Truffaut ; elle, c'est Eric Rohmer qu'elle salue dans la plus belle chanson de son disque : « Eric Rohmer est mort, et moi, j'en veux encore »... — Valérie Lehoux (telerama.fr).

 

LA FELINE. - Triomphe


Une pop protéiforme, nourrie aux mythes et légendes.

 

La Féline nous offre un opus riche en orchestrations et émotions, au service d’un verbe vibrant et pénétrant. Une collection cohérente de chansons parfois émouvantes, souvent fortes et intenses, et allant continuellement vers une recherche sonore intransigeante de la musique française populaire, tout en la dépassant sans commune mesure... Agnès Gayraud, alias La Féline, n’a eu de cesse, au fil des ans, de chercher toujours plus profondément dans son for intérieur la matière nécessaire et vitale constituant son œuvre. Homogène et sincère, celle-ci prend un tournant radical avec « Triomphe », dont le titre lui-même ne trompe pas ; en effet, la compositrice nous offre rien de moins qu’un coup d’éclat à la fois intimiste et viscéral, à la production magique et précieuse, où les intrumentaux s’unissent à la perfection au timbre et au verbe de l’artiste. Une conjugaison des motivations et des révélations, dans un désir immuable de se mettre toujours plus à nu, aussi bien intimement que socialement. (indiemusic.fr)

 

KATEL. - Elégie


Elégie : poème mélancolique évoquant la mort, la fuite du temps et l'amour. Katel ne pouvait trouver meilleur titre pour son troisième album.

 

Un troisième album, marqué par le deuil amoureux et le deuil tout court. Sa plus belle composition a été écrite juste après le décès de sa mère : "Cyclones", à la ligne pop tourbillonnante, et dont le refrain s'élève dans une musicalité ascensionnelle. C'est que la jeune femme connaît son affaire : quand elle ne chante pas, elle réalise les disques des autres (le premier de Maissiat, le second de Robi). Sur celui-ci, elle signe tout elle-même : musiques, textes, arrangements. Cela dit, son plus bel argument reste la voix, prenante et feutrée, et c'est quand elle s'avance sur un chemin dégagé qu'on la préfère (comme sur "Au large", chanson de manque au texte douloureusement limpide)... — Valérie Lehoux (telerama.fr).

 

 

MAISSIAT. - Grand amour


Entre une chanson validée par la tradition la plus orthodoxe (comment ne pas penser à Barbara aux premières mesures d’un Grand Huit d’ouverture) et une pop électronique et swing.

 

Le deuxième album d’une Française qui fait de la mélancolie un art majeur. Il y a de la fidélité, ici, au réalisateur Jean Louis Piérot (Daho) ou à la chanteuse Katel, très probante guide chant. Il y a de l’amour aussi, parfois infidèle, qui balbutie (Reviens, que je te donne ce qu’il me reste de temps) ou qui s’immortalise. Et il y a surtout une très étrange valse-hésitation entre une chanson validée par la tradition la plus orthodoxe (comment ne pas penser à Barbara aux premières mesures d’un Grand Huit d’ouverture) et une pop électronique et swing, que l’on imagine pouvoir s’ébrouer sur les pistes de danse... (lesinrocks.com).

 

 

Groupes  festifs

 

FATALS PICARDS. - Country club


les Fatals Picards sont les dignes successeurs de la chanson française humoristique. L'humour permet de parler de choses aussi sérieuses que l'homophobie, le chômage, l'immigration, les femmes battues.

 

Les Fatals Picards, c’est un vrai groupe de rock, réputé grâce à des prestations scéniques exceptionnelles depuis plus d'une décennie. Un groupe formé de quatre personnalités réunies autour d'une même double passion : la musique sous toutes ses formes et surtout l'humour… (lordsofrock.net).

 

KARPATT. - Angora


Festif mais pas que ! Chanson française, jazz manouche, rock, et aujourd’hui  rythmiques sud-américaines, ajoutant des petites touches électro çà et là, il n’y a pas de frontières dans les musiques créées par Karpatt.

 

On aura beau ranger Karpatt sur l’étagère des groupes festifs, ce trio ne pourra se défaire d’un contenu social et politique… Mais la lecture ne se fait pas, loin s’en faut, que par les textes. Toutes portées, toutes sonorités participent à l’adn de ce groupe qui taille le route. De notes roms à des envolées arabisantes, Karpatt voyage sans visas, avec vision panoramique. (nosenchanteurs.eu)

 

 

LA CARAVANE PASSE. - Canis carmine


Leur musique se joue des frontières entre traditions (des Balkans au Maghreb en passant par la Catalogne) et musiques actuelles (électro, rock, hip-hop).

 

La Caravane Passe confirme qu'elle a la bougeotte... Elle laisse se déployer son énergie de voyage, de nomadisme et de déracinement. Autour de Toma Feterman (chanteur, auteur et compositeur principal du groupe) le groupe est resté intact et soudé depuis 15 ans, avec Olivier Llugany (au fiscorn et au chant), Zinzin Moret (au sax), Ben Body (à la basse) et Pat Gigon (à la batterie). Fort de ses collaborations avec entre-autres Sanseverino, Rachid Taha, R.wan, Marko Markovic, Stochelo Rosenberg, ou encore Tom Fire, le groupe a su puiser dans les musiques les plus variées, tout en gardant sa couleur propre et originale. La voix de Toma, tantôt chantée, tantôt rapée, retrace ce périple du quotidien et ces rencontres oniriques, tout en rappelant sa double culture (parisienne et d'Europe de l'Est).

 

DU BARTAS. - Cinc


Du Bartàs chante en occitan et en arabe les traces anciennes ou récentes laissées par l’histoire au creux de leur Languedoc méditerranéen et métissé. 

 

A travers des chansons narrant les vies de « gueules » du pays, ils évoquent les fatalités et les plaisirs de l’existence, navigant entre chronique sociale et poésie libertaire. Leur musique donne vie au « continent Méditerranée », lorgnant jusqu’au Sahara où souffle un vent d’Afrique teinté de blues. Le chœur puissant de cinq voix alterne avec des prises de parole intimes et colorées, au rythme de percussions mariées au timbre chaleureux du cuatro, du oud, de l’accordéon et du violon alto oriental. Quand la musique se muscle, leurs percussions mêlées sont là pour rappeler nos pieds collés au sol, les influences terriennes et le métissage naturel du Languedoc... (famdt.com).

 

ZIVELI ORKESTAR. - Yashaaa...!!!


Composé pour moitié de Serbes, pour moitié de Français, le Ziveli Orkestar s’est formé à Paris, mais la mélancolie qu’il colporte depuis une dizaine d’années a le goût authentique des Balkans... 

 

On trinque volontiers, avec ces neuf musiciens généreux, « à la vie » (ziveli en serbe), et l’on cède à l'esprit bohème chaleureux et poignant de la chanteuse Suzana Djordjevic. Dixième comparse indispensable, elle nous entraîne dans les musiques de l'Est qu'on aime : conviviales et attachantes, pleines de verve et de poésie, traversées par un petit grain de folie qui débride les cuivres et accélère le rythme... (telerama.fr).

 

 

Musique contemporaine et classique

 

PERCUSSIONS DE STRASBOURG . - Burning bright / Hugues DUFOURT


Première mondiale … Ecrite pour le 50ème anniversaire des Percussions par Hugues Dufourt, « Burning Bright », pièce pour six percussionnistes emprunte son titre au poème « The Tiger » de William Blake, une réflexion sur la cohabitation inévitable du bien et du mal.

 

 

Conçu d’un seul tenant, « Burning Bright » est « un voyage au coeur des matières, explique le compositeur. La musique s’élève par couches, par nappes, ou se déploie par émergences amples et diffuses… les techniques de friction prennent le pas sur celles de la percussion. » « C’est une sorte de jardin zen, commente Jean Geoffroy, le directeur des Percussions de Strasbourg. Dufourt a pris le contre-pied d’une écriture verticale, fréquente pour les percussions, avec ses petits moments, ses ruptures… Commande de l’Etat français et des Percussions de Strasbourg, "Burning Bright" a été créé le 25 septembre 2014 à Strasbourg, dans le cadre du Festival Musica. « C’est l’oeuvre idéale pour souder une équipe, a constaté Jean Geoffroy. Il n’y a pas de soliste et tous les musiciens sont interdépendants. C’est de la musique de chambre avec une particularité : nous travaillons sur un même son, tout doit s’entendre comme un seul instrument. C’est comme si nous étions à six sur un seul piano.»(classiquemaispashasbeen.fr).

 

 

Steve REICH. - WTC 9/11


Paru à l’occasion du quinzième anniversaire des attentats du 11 septembre, auxquels il se réfère par la première œuvre du programme, ce disque peaufiné dans les moindres détails permet aussi de célébrer le quatre-vingtième anniversaire de Steve Reich.

 

Paru à l’occasion du quinzième anniversaire des attentats du 11 septembre, auxquels il se réfère par la première œuvre du programme, WTC 9/11, ce disque peaufiné dans les moindres détails permet aussi de célébrer le quatre-vingtième anniversaire de Steve Reich par un raccourci saisissant sur la « dernière manière » du compositeur. Inaugurée par Different Trains (1988), pour quatuor à cordes et bande préenregistrée, celle-ci sélectionne quelques propos de personnes interviewées pour en tirer la matière première de la musique. Les instruments y trouvent l’essence mélodique et rythmique de leur partition tout en aiguillages hypnotiques. D’autres opus ont suivi selon le même principe. Entre autres City life (1995) qui, dans son final, évoque le premier attentat perpétré au World Trade Center en 1993. Steve Reich utilise alors des mots-clés, tel « heavy smoke » (« fumée épaisse »), retrouvés sur les enregistrements des pompiers. Il va plus loin dans WTC 9/11 (2010), tant sur le plan technique que d’un point de vue spirituel. Irrésistible dans l’interprétation très stylisée du quatuor Tana, cet émouvant triptyque quitte progressivement le champ de l’Histoire pour s’inscrire dans celui de l’art. Lyrique et sacré. Pierre Gervasoni (lemonde.fr).

 

D.I.V.A. 


Cinq chanteuses lyriques accompagnées par un quatuor à cordes revisitent de grands opéras dans un format réduit d'une dizaine de minutes chacun.

 

L'essence d'un opéra en 10 minutes ?  Comme une succession de tableaux, chaque opéra est présenté de manière actuelle et contemporaine, humoristique, sérieuse ou décalée. Chacune des oeuvres est réduite dans son essence, portée par des femmes qui chantent tous les rôles - masculins inclus - et s'offre ainsi une nouvelle jeunesse.

 

Richard GALLIANO. - Mozart


Après Bach et Vivaldi, Mozart est le troisième volet des enregistrements classiques du plus jazzy des accordéonistes.

 

Le maestro incontesté de l’accordéon jazz a commencé par la musique classique avant d’orienter sa carrière vers le jazz et la variété. Il a ainsi collaboré avec Michel Petrucciani, Michel Portal, mais aussi Claude Nougaro, Barbara ou Juliette Gréco pour ne citer qu’eux. C’est un répertoire très populaire que Richard Galliano choisit d’enregistrer, entouré de musiciens de talent, dans une formation intimiste.

 

 

MUSIQUES ELECTRONIQUES

 

BONOBO. - Migration


Une fresque électronique élégante, faite de ritournelles accrocheuses, de lyrisme et d’orchestrations qui doivent autant au jazz qu’au downtempo.

 

L’Anglais Simon Green, alias Bonobo, brouille les repères le temps d’un sixième album, à entendre comme la BO apaisante d’un monde en déliquescence. Comprendre « Migration » nécessite de prendre la mesure de Simon Green, l’instrumentiste qui, depuis la fin des 90’s, a exploré l’electronica dans ses moindres recoins… Mais le plus étonnant, dans la carrière de celui que l’on surnomme Bonobo, c’est sa capacité à se renouveler avec un naturel étonnant, dont il semble extrêmement conscient : “Depuis toujours, l’objectif est de ne pas me répéter, dit-il avec le ton de ceux qui ont tout pour être fiers de leur parcours. A chacun de mes nouveaux albums, je cherche à me mettre en danger, à aller vers quelque chose que je ne connais pas et à faire en sorte d’être constamment à l’écoute de nouvelles musiques” …(lesinrocks.com).
 

 

JUSTICE. - Woman


Choeurs spectraux et plages planantes, violon et clavecin... Sous haute influence disco, le duo se téléporte vers l'enfance et les années 1970. 

 

Eviter de se répéter. Tel est visiblement l'adage de Gaspard Augé et de Xavier de Rosnay. Il y a dix ans, avec leur premier album, les deux membres de Justice lançaient une révolution : en déballant les guitares et en poussant les aigus dans le rouge, ils inauguraient une façon radicalement nouvelle, stridente, violente, à peine adoucie par des voix d'enfants et des emprunts au funk de Pointer Sisters, de faire sonner l'électro… Cette fois, le ton est donné dès l'introductif "Safe and sound", aux violons qu'on jurerait piqués dans un disque de Cerrone... le duo lorgne pour de bon du côté du disco synthétique et de la musique « cosmique » des années 1970 : les ombres des pionniers du synthétiseur Michel Delaporte et Marc Chantereau, en passant par Michel Magne ou Michel Colombier, planent assez souvent sur ce disque souriant et libre, délibérément naïf... — Erwan Perron (telerama.fr).
 

 

VITALIC. - Voyager


Un album naviguant entre électro-techno crépitante et néo-disco scintillante, dans le sillage sidéral de Moroder, Cerrone ou Carpenter… (lesinrocks.com)

 

L’artiste originaire de Dijon présente lui même cet opus comme un disque « qui se souvient de tout l’héritage cosmique des années 80 », les mélodies sont électrisantes, audacieuses, et parfaitement dansantes pour des soirées jusqu’au petit matin, à refaire le monde la tête dans les étoiles. (virginradio.fr).