Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. ImprimerEnvoyer

AddThis Social Bookmark Button

 

 


 

coupsdecoeurautomnemusique2015  Voici nos derniers

coups de coeurs

pour l'année 2015

     

        

 

 


 

CHANSON FRANCAISE

 

 

LO'JO. - 310 lunes


Le groupe français Lo’Jo fête ses 25 ans avec un album instrumental.

Il y a "310 lunes" en 1989, Lo'Jo sortait son premier disque. Le groupe aux inspirations très variées (manouche, folk et même africaine) a décidé de célébrer l'événement avec la sortie d'un coffret anniversaire.

 

C'est en 1989 que Lo'Jo entre dans la cour des grands avec un premier 8 titres, "Depuis très longtemps". Suit en 1990 le très réussi "International Courabou"; c'est cet album devenu introuvable qui est aujourd'hui réédité dans le superbe coffret  "310 lunes". Pour l'occasion l'un des pères fondateurs du groupe Denis Péan, a demandé à un ancien membre le compositeur Renaud-Gabriel Pion, de choisir ses titres préférés dans le répertoire de Lo'Jo et de les "mettre à sa sauce". Voici donc  neuf versions instrumentales interprétées par un ensemble à vent et quelques invités de marque comme Erik Truffaz et Magic Malik.

 

 Bernard LAVILLIERS. - Acoustique


Le chanteur revisite 40 ans de carrière

 

Le chanteur a re-arrangé et re-orchestré 14 titres incontournables en version acoustique, avec la participation d'Oxmo Puccino, Catherine Ringer, Jean-Louis Aubert et Faada Freddy.

 

 

NACH. - Nach


1er album d'Anna Chedid

 

Anna Chedid a forgé son identité musicale grâce à sa formation au chant lyrique et jazz, et son affinité pour la pop et le rock, sans oublier l'évident bain artistique familial, les Rita Mitsouko, Nina Simone et Radiohead sont autant d'inspirations qui donnent à sa musique une fraîcheur et un panache anglo-saxon sur des mots en français.

 

 

RAPHAEL. - Somnambules


 

C'est le grand retour du chanteur après plusieurs années. L' album est entièrement consacré à des thèmes liés à l'enfance et marqué par la présence d'un choeur d'enfant, celui de l'Ecole de Houdon, sur presque toutes les chansons. L'interprétation de ce choeur d'enfant donne à l'ensemble du disque une belle énergie et spontanéité.

 

Alain CHAMFORT. -  Alain Chamfort


Un album de chansons d'amour pour ses 50 ans de carrière !

 

Le chanteur, qui va fêter ses cinquante ans de carrière revient avec ce qu'il sait faire de mieux : des chansons d'amour. De retour en studio, avec le parolier Jacques Duvall à la plume, Chamfort a posé sa voix sur des textes qui lui ressemblent, sur des musiques qu'il a composées.

 

 

 

Francis CABREL. -  In extremis


 

Un chanteur qui se fait rare, sept ans depuis son dernier album "Des roses et des orties" qui fut une vrai réussite. Entre temps le chanteur à tout de même sorti un album de reprises de chansons de Bob Dylan et participé à la création de la comédie musicale "Le Soldat Rose 2".

 

Zaza Fournier. - Le départ


Une chanteuse aux textes féministes

 

Celle qui s'est fait remarquer en chantant sur le parvis de Beaubourg, renoue grâce à l'album « Le départ », avec son style qui allie tradition et modernité. L'accordéon est savamment dosé et les mélodies insouciantes rayonnent. Elle fait partie de ces filles à la langue bien pendue. Libre et décomplexée… C'est une étape donc cruciale que celle du troisième album pour cette chanteuse espiègle.  "Le départ" confirme que Zaza Fournier possède un tempérament peu banal, une capacité à inventer un langage gouailleur, mutin et sensuel. Hors et dans l'air du temps, elle distille des ritournelles à la fois entêtantes, mordantes et malicieuses… Cette jeune fille, qui ne pratique pas l'ostracisme musical, glisse des chœurs africanisants (Objets perdus), use du ukulélé (Paupières closes) et évidemment de son accordéon magnétique. À la fois chroniqueuse chafouine et héroïne éconduite, Zaza ne s'interdit rien. Et surtout pas de convoquer ses petits monstres existentiels. (rfimusique.com).

 

JAZZ

 

Alfredo RODRIGUEZ. - The invasion parade


Pianiste de jazz cubain 

 

Le pianiste cubain Alfredo Rodriguez explore ici ses souvenirs de Cuba, son peuple et sa culture et bénéficie de la collaboration de musiciens d’exception tels que la chanteuse bassiste américaine Esperanza Spalding, le batteur-percussionniste portoricain Henry Cole ou encore le bassiste bulgare Peter Slavor. L'album coproduit par Quincy Jones comprend aussi bien des compositions originales de Rodriguez que des standards tels que Guantanamera, Veinte Anos ou Quizas, Quizas, Quizas. Dans "The Invasion Parade", Rodriguez s'inspire également de la musique de la religion afro-cubaine Yoruba, avec un traitement tout aussi inattendu et personnel.

 

AIRELLE BESSON. - Prélude


Dialogue poétique entre la trompette d'Airelle Besson et la guitare de Nelson Veras

 

Nelson Veras et Airelle Besson jouent en duo sur l'album "Prélude", un dialogue unique et poétique d'une guitare et d'une trompette. Nelson Veras et Airelle Besson se sont rencontrés il y a une dizaine d'années, et ont choisi le duo acoustique afin de découvrir la liberté d'expression et d'explorer un nouvel espace musical. Ils se produisent régulièrement dans les meilleurs festivals européens. Nelson et Airelle sont deux musiciens généreux, expressifs, lyriques, dont la maîtrise instrumentale n'a d'égal que leur goût du risque musical.

 

 

Jason Moran. - All rise : a joyful elegy for Fats Waller


Jason Moran revisite le répertoire de Fats Waller

 

Dans les clubs de jazz new-yorkais du temps de la Grande Dépression, Fats Waller s’était acquis une certaine réputation, celle d’endiabler les soirées. Aujourd’hui, Jason Moran et la très polyvalente Meshell Ndegeocello (basse/piano/guitare/chant) collaborent sur un nouveau projet qui transforme le style joyeux et énergique de Waller en dance music contemporaine… (francemusique.fr).

 

Indra RIOS-MOORE. - Heartland


Des reprises qui vont du jazz au rock en passant par le funk. Une voix exceptionnelle

 

Indra Rios-Moore crée une musique intemporelle, une musique d’influences jazz, folk, rock et country. Parmi les onze titres on trouve des reprises de Duke Ellington, Doc Watson, Bowie ou encore Pink Floyd.

 

 

Jacky TERRASSON. - Take this


Le pianiste franco-américain Jacky Terrasson joue avec les cultures, les sons, les voix et les rythmiques ici en quartet  composé du bassiste texan Burniss Travis, du batteur cubain Lukmil Perez Herrera, du percussionniste malien Adama Diarra, et du beatboxeur français Sly Johnson (ex Saian Supa Crew)

 

Dans cet album débordant d'énergie et de joie de vivre, le jazzman, tantôt au piano, tantôt au Fender Rhodes, prend un plaisir communicatif à insuffler une nouvelle texture, une nouvelle vie, une nouvelle fraîcheur à des standards de jazz (Miles Davis, Bud Powell, le Dave Brubeck Quartet...) ainsi qu'à des chansons ("Maladie d'amour", un succès des Beatles, mais aussi un tube récent de Gotye...), qui voisinnent avec ses propres compositions, joyeuses ou poétiques.

 

SOUL - BLUES - R & B

 

Faada FREDDY. - Gospel journey


Vocaliste  hors-norme. Sa musique est faite sans autre instrument que la voix et les percussions corporelles

 

Chanteur et rappeur sénégalais issu d’un des groupes de rap les plus connus d’Afrique (Daara J). Partout où il passe, Faada Freddy enchante tout le monde avec sa personnalité généreuse et surtout sa voix exceptionnelle. "Gospel Journey", fait sans autre instrument que la voix et des percussions corporelles, est un subtil mélange des harmonies vocales d’un Bobby McFerrin et de mélodies pop avec un timbre de voix Soul à la Otis Redding.

 

Leon BRIDGES. - Coming home


Un premier album dans un style soul  rétrodes années 50

 

Un premier album dans le style soul des années 50, avec une voix à la Sam Cooke ou Wilson Pickett.

 

Otis TAYLOR. - Hey Joe opus red meat


Blues

 

Le bluesman Otis Taylor continue sa chronique de la société américaine avec ce 14ème album "Hey Joe Opus Red Meat" sur le label allemand In-Akustik. Sa musique (qu'il qualifie de trance blues), oscille entre un blues folk puissant teinté de rock psychédélique, de jazz et d’americana. Le multi-instrumentiste, qui remplace souvent sa guitare par le banjo, n'est pas un adepte des reprises mais offre ici deux versions du "Hey Joe" de Jimi Hendrix en souvenir d'une jam avec le génie à Denver le 14 février 1968.

 

VARIETES INTERNATIONALES

 

Ilaria GRAZIANO e Francesco FORNI. - From Bedlane to Lenane


Duo italien. Un premier album mêlant blues et folk avec des accents de tango argentin et des airs de chansons napolitaines

 

  Le duo Ilaria Graziano e Francesco Forni arrive en France avec un premier album "From Bedlam to Lenane" déjà encensé par la critique italienne qui souligne son extraordinaire musicalité. Cet album marque le début d'une collaboration entre les deux musiciens. L'album est un voyage fascinant, mêlant blues et folk avec des accents de tango argentin et des airs de chansons napolitaines. Les onze chansons se concentrent sur les sonorités des guitares acoustiques, accompagnées de ukulélé et percussions ; Ilaria et Francesco se relaient au chant, passant de l'anglais, à l’italien ou l’espagnol.

 

 DERADOORIAN. - The expanding flower planet


 Une chanteuse à la voix "multi-octave"

 

Une chanteuse à la voix multi-octave et une propension à écrire de superbes pop songs à la fois bizarres et obsédants. Angel Deradoorian s’est fait connaître au travers de collaborations avant-gardistes ou pop (avec Björk, Animal Collective, Flying Lotus, U2, Vampire Weekend, The Roots….). "The Expanding Flower Planet", est le premier album solo de la bassiste et multi-intrumentiste américaine d'origine arménienne. Ses meilleures compositions synthétisent ce qu'elle a butiné chez Kate Bush, Can, Terry Riley, Radiohead période "Kid A", mais aussi les influences qu'elle a puisées dans la musique japonaise traditionnelle ou le folklore arménien de son grand-père.

 

 

Benjamin CLEMENTINE. - At least for now


Auteur-compositeur, chanteur à la voix incroyable, pianiste et story-teller dans la grande tradition de Randy Newman ou Gil Scott-Heron, aux accents folk et blues teintés de soul et de jazz.

Victoire 2015 de la catégorie Révélation Scène.

Il est des voix capables de vous transporter dans un ailleurs inoubliable, des silhouettes marquant l'esprit et le cœur dès la première seconde : Benjamin Clementine ne laisse pas indifférent. Il y a deux ans, ce jeune artiste anglais décida de se mettre en danger en quittant Londres et ses repères, pour trouver à Paris l'espace de création nécessaire à sa musique. C'est en s'appropriant un toy-piano, reçu en cadeau d'anniversaire à l'âge de six ans, que Benjamin commença son apprentissage musical. Aujourd'hui âgé de 24 ans, il est auteur-compositeur, chanteur à la voix incroyable, pianiste et story-teller dans la grande tradition de Randy Newman ou Gil Scott-Heron, aux accents folk et blues teintés de soul et de jazz. C'est l'histoire d'une vie encore mystérieuse, d'un passé douloureux qui se révèle de chanson en chanson, d'un univers singulier qui nous renvoie aussi bien à Nina Simone qu'à Terry Callier ou encore Screamin' Jay Hawkins. Ce premier album "At Least For Now" est sorti dans les bacs en janvier 2015. Un mois plus tard, Benjamin Clementine reçoit la Victoire de la catégorie Révélation Scène. (infoconcert.com).

 

IBEYI. - Ibeyi


 1er album de ce duo de deux soeurs, l'une aux claviers l'autre aux percussions.


Si la rumeur enthousiaste qui accompagne l'éclosion des lumineuses jumelles Diaz ne s'attardait pas sur le roman des origines (filles d'un grand percussionniste cubain, disparu en 2006, à 45 ans), on aurait du mal à imaginer que la musique d'Ibeyi est l'oeuvre de jeunes Parisiennes. La vie de bohème familiale a posé Lisa-Kaindé et Naomi sur les bords de Seine, mais leurs chansons, produites à Londres sur le label explorateur de The XX et FKA Twigs, sont sans attaches ni limites, le coeur en Afrique, en France, aux Caraïbes, la tête dans une brume de spleen nordique où flottent les ombres de Kate Bush, CocoRosie ou Lykke Li. Leur premier album s'ouvre, a cappella, sur un air traditionnel de prière yoruba pour bifurquer aussitôt vers les hauteurs fréquentées par Björk et les splendides édifices d'une pop baroque teintée de gospel (Ghosts) et de langueurs électroniques (River). L'une au piano, l'autre aux percussions, tantôt délicates, tantôt battantes, les soeurs très en voix multiplient les cassures et les lignes de fuite, sautant sans cesse d'un registre à l'autre, parfois à l'intérieur d'une même chanson. Elles veulent beaucoup montrer, parfois trop, mais cet album, qui chante avec ardeur le deuil du père (Think of you, Mama says) et les promesses de la vie, est souvent étourdissant. Elles n'ont que 19 ans. — Laurent Rigoulet (telerama.fr).

 

 

Asaf AVIDAN. - Gold shadow


Auteur-compositeur à la voix androgyne, aux mélodies raffinées et à la diversité stylistique (pop des années 1950, jazz des années 1930, rock, ballade folk, blues primitif, reggae…). 

 

Une voix radicalement androgyne, une chanson – One Day/Reckoning Song – remixée en tube mondial (par le DJ allemand Wankelmut) et des concerts déboussolants d'énergie avaient fait triompher l'album « Different Pulses » et transformé Asaf Avidan en phénomène inattendu de 2013. Première sortie événement de 2015, « Gold Shadow », confirme brillamment que le talent du chanteur israélien à la coupe iroquoise ne se limite pas au beau bizarre. Certes, les aigus de sa voix, sur le fil du rasoir entre passion brûlante et sensualité glacée, n'ont pas fini de nous troubler. Mais on saluera aussi l'ambition d'un disque décidé à creuser toutes les tensions, ombres et impasses de l'aventure amoureuse. Unifiées par un parti pris d'élégance et de sobriété, ces douze chansons illustrent les variations sentimentales avec une réjouissante diversité stylistique (pop des années 1950, jazz années 1930, rock anguleux, ballade folk, blues primitif, reggae…). Auteur-compositeur aux mélodies raffinées, l'interprète multiplie les voyages temporels et transgenres, incarnant avec autant d'émotion et de crédibilité des doubles de Bob Dylan (Over My Head), Leonard Cohen (Labyrinth Song), Bob Marley (Little Parcels of an Endless Time), Howlin' Wolf (Bang Bang), Billie Holiday (Gold Shadow) ou Shirley Bassey (My Tunnels are Long and Dark (lemonde.fr).

 

Ed Sheeran. - X


Jeune chanteur britannique. Pop folk parfois tournée vers des horizons hip-hop

  

Ed Sheeran est un très jeune auteur/compositeur/interprète britannique qui avait créé la surprise en 2011 avec « Plus ». Une pop-folk parfois tournée vers des horizons hip hop, des ballades sentimentales chantées de sa belle voix aux multiples registres. Il revient avec « X », sa guitare en bandoulière et des titres qui comme « Sing », sont des tubes bien avant la sortie de l'album. On retrouve Pharrell Williams à la production. La bonne humeur et le dynamisme assez caractéristiques du créateur de « Happy », combinés à la guitare et à la voix d’Ed sheeran forment un cocktail tout à fait réussi. L'album comporte également la chanson « I see fire », que Sheeran avait composée pour le générique du Hobbit, la désolation de Smaug, une ballade lyrique et aux couleurs celtiques très prononcées. Il a choisi le titre « X », signe de la multiplication (et nom de l'anonymat !) ce qui indique une volonté du musicien de se diversifier musicalement. (fnac.com).

 

IMAGINE DRAGONS. - Smoke + Mirrors


 

Imagine Dragons s’est imposé comme la nouvelle révélation pop rock alternative. Pour composer leur deuxième album studio Smoke + Mirrors, Imagine Dragons ont mis à profit l’énergie frénétique de leur tournée pour insuffler à leur musique à la fois une tension brute et une vulnérabilité intense. (fnac.com).

 

Kate EDMONSON. - Big picture


Jeune chanteuse avec une voix au grain particulier de chanteuse de jazz

 

Kat Edmonson est une jeune chanteuse avec une voix au grain particulier de chanteuse de jazz qui propose une musique intemporelle. Elle est passée en quelques années des petites salles de concerts de son Texas natal aux salles et festivals du monde entier, où elle a rejoint entre autres Gary Clark Jr., Lyle Lovett, Michael Kiwanuka et Chris Isaak. (francemusique.fr) La native du Texas se plaît à réinventer une pop luxuriante aux échos de jazz parfois surprenants. Véritable singer songwriter, Kat Edmonson reçoit cette fois le soutien de Mitchell Froom, qui habille ses chansons de mille voiles de clavier, de cuivres et de cordes. Entre pop baroque et easy listening, Kat Edmonson sait instiller ce qu'il faut d'acidité dans sa pop pour qu'elle ne soit surtout pas lisse. Loin d'abîmer ces chansons délicates, ces nouveaux atouts de production leur offrent des atours dignes de la qualité d'écriture de Kat Edmonson. Sa voix nasillarde fait des merveilles sur « Rainy Day Woman », sorte de fourre-tout pop d'où émergent des bribes de jazz, de soul ou de pop baroque… Francois Alvarez (music-story.com).

 

Marika HACKMAN. - Big picture


 

 

Du folk raffiné aux arrangements soyeux, par une jeune auteure-compositrice et interprète Anglaise. La chanteuse s’inscrit dans la longue tradition d’un British-folk d’orfèvre, où le raffinement est roi. A seulement 22 ans, ex-mannequin, Marika Hackman a vite compris qu’elle serait heureuse grâce aux mots, trouvant sa voie via sa voix. On pense parfois à des ballades de Joni Mitchell qu’auraient enveloppées des arrangements venus du trip-hop (Before I Sleep). On pense aussi à Nico ou Feist dans cet art de mettre du bleu dans les coeurs en quelques couplets (Monday Afternoon). Soyeuses et piquantes à la fois, ces douze chansons ravissent. (lesinrocks.fom).

 

BLUR. - The magic whip


 

Seulement un an après un premier album solo remarqué (40 000 exemplaires vendus en France), Damon Albarn revient avec son premier groupe, Blur ! Après avoir laissé leur trône vacant pendant douze ans, les rois de la pop anglaise retrouvent leur superbe… Aux premières secondes de l’album, « Lonesome Street » donne le ton de ce qui va suivre... « The Magic Whip » ressemble à une longue récréation où le groupe prend un malin plaisir à bidouiller ce qu’il a sous la main, sans arrondir les angles, sans se refuser l’euphorie d’un refrain en “oh-oh-oh” sur le sautillant « Go out ». Le songwriting mutant de Damon Albarn revisite son passé : la ballade « New World Towers » fait écho à son album solo, « Ghost Ship ». Mais ce huitième album est aussi celui qui marque le retour tant attendu de Graham Coxon et de ses riffs déglingués, omniprésents dans les mélodies bouillonnantes comme dans les temps calmes (les fabuleux « Pyongyang »et « My Terracotta Heart »). Contrairement aux groupes qui ne sortent de leur retraite que pour des tournées best of, Blur prouve avec panache que ses talents créatifs et ses prises de risque imprévisibles n’ont pas fini de frapper – d’un coup de fouet magique.

 

JD McPHERSON. - Let the good times roll


Un album de Rock 'n' roll !

 

On fête (plus ou moins) cette année les 60 ans du rock’n’roll, celui qui a éclos vers 1955 dans les chansons d’Elvis Presley, Little Richard ou Chuck Berry, et qui s’apprête alors à vivre les cinq plus belles années de sa vie – voire les seules qui comptent vraiment. Pour s’en souvenir, on se sent moins seul avec l’album de l’Américain JD McPherson : le premier morceau s’appelle « Let The Good Time Rol »l (coucou le tube vintage de Shirley & Lee) et il sonne comme un hommage de John Fogerty à Eddie Cochran. Tout l’album plonge dans le vivifiant bain de jouvence du rock’n’roll des origines, du rhythm’n’blues et des chansons pour emballer, mais avec une joie endiablée et un son rutilant qui le distinguent du simple exercice de style passéiste. L’album idéal pour écouter cet été sur la route entre Memphis et la Nouvelle-Orléans, même en marche arrière. (lesinrocks.com).

 

ROCK FRANCAIS ET GROUPE FRANCAIS

 

 BADEN BADEN. - Mille éclairs


Ils portent le nom d’une station thermale allemande, c’est un trio français qui aime la pop anglo-saxonne.

 

 

Ils ont le talent des mélodies simples et des orchestrations fines. Ils ont l’air de vous embarquer dans un titre aérien, et puis arrive le débit tendu du chanteur, qui balance les paroles comme dans l’urgence.

 

 

MERZHIN. - Des heures à la seconde


 

Longtemps étiquetté de groupe de « rock breton », Merzhin écume les routes depuis maintenant 15 ans, repoussant les stéréotypes qu'on lui a souvent attribués. Sans faire de bruit, les bretons continuent leur aventure, bombarde, guitares et autres instruments à vent sous les bras. Bercés par les influences des autres Noir Désir et Matmatah. Si le précédent album "Plus loin vers l'ouest" avait clairement penché vers un rock plus agité, ce nouvel album s'inscrit dans sa lignée. Lancé en véritable course poursuite contre le temps du haut de son titre d'ouverture « Je suis l'homme », il y résonne un rock entraînant, à mi-chemin entre l'électrique et l'acoustique.

 

NO ONE IS INNOCENT. - Propaganda


 

1994, No One Is Innocent chantait "La Peau" la rage au ventre... Ils ont 20 ans, des rêves d’ados, et sous leurs airs un peu branleurs, ils revendiquaient haut et fort leur "Utopia". 2015, le groupe français célèbre 20 ans de combat rock et décide de repartir sur la route avec "Propaganda", un sixième album. No One Is Innocent a su retrouver dans la formule magique de ses débuts une pertinence décuplée par la tension des thèmes abordés sur tout l’album. Toujours à l’écoute d’une génération sous influence, indécise et ballottée, il lui dédie "Kids are on the Run" ou lui rappelle les risques de la tentation du pire sur "Putain si ça revient". Fidèle à sa vision de la tolérance, à sa perception de la débâcle politique, il nous livre sa version de la désillusion sur "Silencio", ou encore l’émouvant et écorché "Charlie", lettre ouverte à la barbarie

 

 

IZIA. - La vague


 

Hier, elle vocalisait en anglais, en clone de Janis Joplin. Aujourd'hui, Izia, voix agile et incandescente, ose le français. Et ça lui va bien. On l'avait laissée au sortir de l'adolescence, puissante et rageuse, dans des refrains en anglais. On la retrouve plus adulte (24 ans), et surtout plus posée : d'une voix claire qui n'a plus rien d'énervé (mais qui garde tout d'énergique), Izia chante en français un rock électro mélodique et dansant, désormais plus proche de Claire Diterzi que de Janis Joplin. La mue est radicale, et endossée totalement, puisque Izia signe ou cosigne tous les titres de son troisième album. Il ose être bref - neuf titres - et doit sa production incisive à Johnny Hostile, moitié de l'ex-duo John and Jehn, qui avait officié avec Lescop… La voix, très en avant et non fondue dans les arrangements, est sans doute son plus bel argument, en tout cas celui qui devrait mettre tout le monde d'accord : un instrument à part entière, à la chaleur rare, et dont la jeune femme use à sa guise dans les graves comme les aigus. On se plaît à l'écouter sans forcément se soucier des mots, en se laissant porter par l'onde charnelle de You, Silence radio, Bridges ou Tomber, les titres les plus inattendus et les plus attachants de ce disque. Il marque un virage à 90 degrés. Donc risqué. Et qu'Izia négocie sans déraper. — Valérie Lehoux (telerama.fr).

 

 

MUSIQUE CLASSIQUE

 

Félicien DAVID. - Le désert


 

"Le Désert" de Félicien David est davantage une évocation idéalisée qu’une peinture d’un paysage pourtant tout juste colonisé au moment de la compostion de l'oeuvre. "Le Désert" a été composée par Félicien David suite à un voyage en Egypte, un périple recommandé par les adeptes de la doctrine saint-simonienne, cette dernière prônant en effet un rapprochement avec l’Orient. Genre dont il fut l’inventeur, l’ode-symphonie adjoint un récitant à la partition. L’enregistrement Naïve offre judicieusement un deuxième CD qui fait entendre l’oeuvre musicale seule. Avec ses titres évocateurs : "La Caravane", "Le Chant du Muezzin" ou encore "La Nuit Orientale", et ses sonorités au charme exotique, "Le Désert" rencontra un franc succès au moment de sa création en 1844.

 

Edgar MOREAU. - Play pièces pour violoncelle et piano


 
 

Après Sabine Devieilhe et Bertrand Chamayou, Edgard Moreau est la toute nouvelle signature d'ERATO. Le jeune violoncelliste, avant d'être "révélation instrumentale" aux Victoires de la Musique Classique 2013, et nommé dans la catégorie "artiste instrumental" aux Victoires 2014, emporta à dix-sept ans le Deuxième prix du XIVe Concours Tchaïkovski à Moscou, et fut lauréat du Concours Rostropovich en 2009, ainsi que Révélation instrumentale classique Adami 2012. Paraissant juste avant ses 20 ans, son premier disque est une succession de pièces pour violoncelle allant de la transcription vocale au bis virtuose. Quoi de plus naturel pour l'instrument le plus proche du chant ? Avec son fidèle partenaire Pierre-Yves Hodique, Edgard Moreau s'est souvent amusé à ponctuer ses concerts et récitals par quelques-unes de ces pièces et il lui est donc apparu évident d'offrir ces compositions toujours très appréciées du public. Des chefs-d'oeuvre éternel comme l'Ave Maria de Schubert, l'légie de Fauré ou celle de Massenet, aux pièces de virtuosité insensée comme la Danse des Elfes de Popper (la bible de tout violoncelliste), un premier enregistrement au charme accessible à tous...

 

MUSIQUE ELECTRONIQUE

 

THE AVENER. - The wanderings of The Avener


 

Artiste discret mais producteur aguerri, The Avener, alias Tristan Casara, est la révélation électro 2015. Son secret, le "Rework". The Avener choisit des titres existants, des pépites oubliées et leur offre une nouvelle prod, plus à son goût. Le résultat, de l'électro raffinée, un univers unique avec un côté vintage. Ce 1er album se veut éclectique (blues,folk,pop,rock..), rythmé et sentimental.(fnac.com).

 

GHOST CULTURE. - Ghost Culture


 

Un premier album d’électro sensible, mélangeant habilement songwriting et audaces de production. Ghost Culture réussit à concilier une écriture pop mélancolique et des dérivés nonchalants de techno ou de house, sans la moindre trace de couture, sans cette impression de placage que réservent souvent les remixes électro de tubes pop. Car Ghost Culture fait partie de ces artistes qui composent de manière traditionnelle et se remixent dans le même élan. On imagine d’ailleurs fort bien la musique de Ghost Culture jouée à la guitare sèche, débarrassée de tout habillage électronique. (lesinrocks.com).

 

MUSIQUE DE FILMS

 

TIMBUKTU : bande originale du film d'Abderrahmane Sissako / mus. d'Amine BOUHAFA


 

César de la meilleure musique originale de film en 2015 pour le compositeur tunisien Amine Bouhafa.

 

 

NEW YORK MELODY = BEGIN AGAIN : bande originale du film de John Carney


 

CD
Dans New York Melody, Keira Knightley et Mark Ruffalo réalisent que la musique groove adoucit drôlement les moeurs. Ils sont les héros de ce conte de fées moderne qui se déroule dans l'industrie du disque en crise. Les titres de la bande originale sont chantés par Keira Knightley et Adam Levine.